Suzanne fait les repas pour tous en plus de son travail pour les touristes et sa famille (elle a charge de ses petits enfants): Banquets au feu de bois, soupe, viandes, poissons, igname... Reggae à fond, grosse ambiance.
Je tente de prendre part au travail mais sens que je gène un peu car il y a trop de mains d'oeuvre. Je me limite à quelques photos du chantier. Problème que nous devons gérer, la fatigue s'accumule pour nous trois.
Invités à partager les repas du soir, enfants, grands parents se reposent à même le sol sur des nattes; petit heurt prévisible mais jusqu'alors jamais rencontré : un jeune du clan fragile, saoul et bien défoncé par les herbes locales s'en prend à Mathieu très violemment. Les hommes interviennent pour le calmer, et l'on s'éclipse dans notre case, je ne suis pas du tout rassurée. Excuses et ambiances embarassées au petit matin. Des mots guerriers, une vie dure, le poids d'un proche passé colonialiste et un présent partagé par des affairistes capitalistes loin du mode de vie des kanaks faussent la donne. Elément déclencheur, quelques photos de leur chantier terminé passées sur l'ordinateur de Pascal, un des jeunes. Peut-être la peur de la modernité dans une vie coutumière ancestrale?
Samedi, repas de célibat de la mariée, invités, nous déclinons poliment suite au heurt d'hier soir et souhaitons profiter de cette journée pour un peu de repos. Enfin, ce sera sans compter les vas-et-viens des 4x4, chiens et klaxons.
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