jeudi 5 février 2015

Transit à Bangkok - Thaïlande


Mercredi 4, AirAsia nous pose à Bangkok pour 3 nuits avant le grand voyage. Jeanne est un peu déboussolée, elle pleure et veut remonter dans l'avion car elle s'attendait à voir la neige et ses papis mamies. Mais rien de tout cela pour ce stop de transition. Elle réclame les motos et ses amis du Swasti.



Elle se consolera dans le taxi confortable où, pleine de fatigue, elle glisse le tobbogan avec énergie sur les fauteuils inclinés. Hello la sécurité routière pendant ce rodéo dans la circulation de cette mégalopole, une des  villes les plus chaudes du monde (32 degrés au coucher).


 


Nous sommes 22km au Nord-Ouest, au calme dans une famille adorable avec un petit garçon de 2 ans. Ils tiennent un gîte référencé au guide éco-durable Tao que l'on recommande 'The Thai House'. On essaye de retenir le Thaï, mais ce n'est pas evident. La nourriture est trop bonne, vrai festin apprécié de nous trois. Le dodo c'est à même le sol pour tous, Jeanne dort pour le seconde fois sur son grand matelas.


Beaucoup d'émotions, et un climat encore plus chaud. Dans deux jours c'est la neige! Pour rigoler, Audrey essaye son bonnet de laine made in Perou devant la glace, préparation mentale.



I love Bali

On quitte Bali le Coeur serré, beaucoup de liens créés et d'amitiés à saluer. 2 mois, après ce voyage, on peut dire que c'est pour nous la bonne durée pour apprécier et partager en famille l'atmosphère d'une terre et de ses habitants. Le voyage avec Jeanne ouvrant grande les portes de l'accueil au sens noble. On rentre avec le souhait de partager à notre tour cet accueil dans toujours plus d'ouverture.
 
 
I love Bali

 
Course poursuite contre la montre, Mathieu se fait pirater sa carte bancaire cette veille du départ. Alertés par la banque, après les démarches d'opposition, il faut déposer plainte. A minuit, Momo et Fabian l'accompagnent gentillement au poste de Police d'Ubud. Notre avion que nous avons déjà laisser partir le mois passé est prévu demain matin et les valises ne sont pas terminées... C'est chaud chaud.

Et notre banquier confiant qui nous propose de faire notre dépot de plainte par internet... Cela nous laisse rêveurs, nous sommes en Indonésie là! Les Policiers semblent particulièrement corrompus. Accueillis au poste par deux personnes en civil - ce sont des policiers... la radio crache ses infos en couvrant nos voix - n
ous nous voyons refuser le dépôt de plainte car l'affaire dépendrait d'un service spécialisé dans ce genre de criminalité, afin de mener enquête.

Du coup, seul le commissariat de Denpasar peut gérer mon problème et prendre mon dépôt de plainte. Je suis bien aidé avec cela... nous nous demandons avec Momo à quoi servent donc tous
ces policiers dans ce bureau? Ce poste d'Ubud est prévu pour recevoir les plaintes de vol, mais il n'y a pas eu de vol physique dans mon cas, donc pour eux
cela ne les concerne pas. Pas moyen non plus de leur faire stipuler tout cela par écrit, ni ma venue dans leur poste cette nuit, cela ne les regarde toujours pas.


Il est 00h30, Denpasar c'est à 1h30 de scooter sans aucune signalisation, et Fabian qui a eu la gentillesse de m'accompagner pour traduire en Indonésien est chef

cuisinier au Swasti et travaille logiquement demain matin.

Notre taxi décolle à 7h45 pour l'aéroport et les valises attendent, l'ambassade française a un bureau mais à Jakarta (autre île) et ils n'ouvrent que demain
9h (décalage horaire dans cet immense pays). On tente un autre poste de Police, plus petit, sait-on jamais?
Au final, ils nous renvoient chez leurs confrères. On essayera l'ambassade demain matin, mais ils nous proposent: 'venez consigner les faits sur place. A Jakarta?'

La nuit écourtée, nous partons un peu speed mais portés par l'ambiance calme des Balinais. Le dernier Yoga de Mathieu dans ce petit îlot lui reste à coeur, entouré de tous ces locaux, pratiquants par méditation cette discipline du corps; trop bon et addictif.

lundi 2 février 2015

Où vas-tu?

 
'Où vas-tu?' Question récurrente lors d'une rencontre fortuite sur ces îles Loyautés ou à Bali. Derrière ces mots habite la conscience de l'autre.

 

A défaut de notre 'Salut, ça va? Oui' (question fermée). Pourquoi pas un 'comment tu te sens?' offrant à exprimer un sentiment au delà d'une convention de politesse.


La philosophie kanak nous a offert de se sentir exister par l'autre, et que c'est bon de vivre! Je remercie Dieu et repense à cet endroit chaque journée. Puisse t-il se préserver pour de longues années. Tu me reconnais donc je suis, simples échanges dans une profonde chaleur humaine. Le 'casse pas la tête' et la non efficience donnant à apprécier l'instant présent dans tout ce qui nous est offert. Coutume, comment s'appelle ta femme, ta fille? Où vas-tu? Les présentations sont la base de la relation, simples et directes.

A 32 ans, j'y ai compris la place magnifique du silence dans le dialogue et tout simplement à arrêter de penser.




Posés à Bali nous permet de se recentrer sur nos habitudes. Questionnement... On retrouve ici cette vie communautaire en familles élargies, avec des rites propres. Les relations sont plus rondes, plus touristiques et plus douces ou moins viriles (moins tribales), à l'image de leur religion hindouiste. Le sourire offert est remercié
par un autre, ici l'énergie partagée est religieuse. Leur vie est équilibre d'Homme, partagé entre encensement de leurs divinités et apaisement de leurs démons.


Merci à Jean-Pierre, Sandra, Momo, Putu, les I-Ketuts, Marthe, Gaël, Vincent, Alex, Jenny, Martin, Anouk, Puma, Suzanne, Susi, Prima, Komang, Nick, Lucie, Jade, Sky, Kadek, Marfel, Made, Fabian, Retna, Lena, Lilou... et toutes les personnes qui ont égrainé notre chemin de vie à Ubud.


Méditation de fin de voyage, pour croître en espérance dans le monde:
'Cultiver la GRATITUDE, ici, là et maintenant dans toutes circonstances'

Ou plutôt, s'émerveiller et remercier des choses réelles qui abondent et remplissent notre quotidien. Pourquoi les oublier pour mes projections et le temps que je passe à craindre, anticiper ou calculer mes lendemains, avec les émotions, le stress et parfois l'angoisse de mon impuissance.

Conditionnés par mes objectifs des 'il faut' ou 'je dois', je m'arrête pour apprécier la beauté de la nature (pensée à Odette et Walter de Lifou) ainsi que le positif de chaque acquis sur mon chemin parcouru. Comme tout bon marcheur le redécouvre, l'important est ce chemin, non le but. Les soucis sont toujours là, certaines peurs aussi, mais pendant quelques instants, être reconnaissant. Cela avantage la qualité à la quantité et la relation aux personnes.
 

Petite philosophie pour réfléchir nos relations aux autres 'les 4 accords Toltèques' bonne curiosité...