Jeudi 11 décembre,
journée avion Marathon
13ºC
dans notre petite cabine de camping. On a rendu notre maison qui
roule avec émotions, il est 5h du matin au réveil de Christchurch.
Les dernières 48h ont été
comme prévu chargées
dans le paquetage. Mathieu rêve de valises
que nous n'avons pas ayant fait le choix de voyager en vélo.
Tout est minutieusement stocké dans des
sacs, ficelé, démontage du vélo
de Jeanne. On part pour l'Asie avec
13kg supplémentaires n'ayant pas réussi
à renvoyer en France nos souvenirs et
livres dont nous n'avons plus besoin. Surpris
des services postaux Néo-Zélandais
aux prix très
élevés.
Le taxi
attend, il pleut dans un air
glacé. Nous voilà
errant dans l'aéroport pour trouver
comment enregistrer nos affaires. On cherche de l'aide car tout est
semi automatisé. Finalement on embarque
quasi immédiatement alors que nous avions
pris 2h d'avance. Le vol transit par Brisbanne.
4H et un peu de retard, on court encore dans l'aéroport
pour vider nos sacs au nouveau contrôle
et refermer les sacs, renfiler les ceintures,
rattraper Jeanne qui part dans
l'autre sens en nous regardant avec un petit sourire.
En fait après un long détour,
nous reprendrons l'avion garé à côté du notre.
Au pas de course 'final call'. Le billet Virgin Australia nous
réserve quelques surprises. On s'est fait
chouchouté par KLM puis Aircalin, on
retrouve l'ambiance low-cost. Le style New Zealand propose une vidéo
remake du hobbit pour le passage d'informations par les hôtesses,
rigolo et sympa pour le coup; mais
gargouillis dans le ventre car on n'a pas de casse croûte...
Le survol de l'Australie jusqu'à Bali
offre 6h longuent pour nous trois. Jeanne aime bouger mais le 737 est
bondé et son mono
couloir étriqué.
On jongle entre des hôtesses qui nous
stressent de changer les couches dans le
seul toilette dispo et des moments coloriage. Mais Jeanne est très
sympa et les hôtesses grimaceront quand
gentillement on leur apporte deux petits
paquets de caca... Affamé,
nous bénissons le casse croûte
qui nous arrive tout doucement du bout de l'allée.
5H de décalage sur le fuseau horaire. Plus
à l'ouest, notre organisme découvre
la chaleur moite de Bali. Il
est 14h25 locale. Un taxi nous récupère,
il nous faut une heure pour constater qu'un
de nos bagages est resté
au transit ou en vol quelque
part dans les airs. C'est le paquet de 13kg
souvenir, décidément... Mais il était
ficelé au lit de Jeanne, moins
drôle! Casse pas la tête,
on est HS de toute manière, on verra bien
pour les jours à
venir, l'assurance compensera si besoin et la guesthouse où
nous allons aura la gentillesse de nous
mettre à disposition un beau lit à
barreaux que Jeanne adopte direct.
Mademoiselle n'a pas voulu dormir aujourd'hui. Donc depuis 12h ses
petits yeux et son cerveau tourniquottent. Iketut nous conduit de
Denpasar à Ubud. Très gentil, il nous
donne plein d'explications sur le coin. On s'excuse de notre fatigue
car on n'a pas l'énergie
de répondre. La puce écrase
dans les bras de maman. Nous on commate simplement, retrouvant une
ambiance à l'Amérique
du Sud dans des rues effervescentes. Des
motos et scooters partout, magasins de rue, pas de trottoirs,
circulation complexe. De la fenêtre défile
les échoppes. Beaucoup d'artisanat. Ile
hindouiste où l'art prend une place
importante.
Apa Kabar?
On souhaite trouver ici un
temps de repos après ces 5 mois de vie et
l'on espérait pas si bien tomber.
Abrités dans un jardin tropical, le cadre du Swasti Cottages
est déconnectant, un vrai havre de paix.
On mange de bons repas bio avec les produits du jardin. Grenouilles,
poules et chèvres bercent nos dodos à 28ºC. Ce
nouveau rythme nous permet de retrouver le plaisir des rencontres.
Une piscine par cette
chaleur c'est juste l'indispensable pour Jeanne et même
Mathieu qui ne veut plus en sortir. Tournicottes libellules, lézards,
écureuils, papillons. A trois sur un
scooter 'moto' on bouge aux alentours.
Esquive d'une urine de singe et l'on se
balade en ville dans une circulation grouillante et la moiteure
polluée indonésiennes. Une
sorte de chaos après l'ordre
Neo-Zelandais, où règne
une logique locale et bien tropicale.


Pluies
orageuses et rafraîchissantes
les après-midi. C'est aussi la guerre aux moustiques, une trentainte
de piqûres dans le dos d'Audrey pour ces
deux premiers jours. On s'adapte, on teste un peu tous
les trucs anti-moustiques du coin. Mise en
garde d'arrivée, Mathieu évite
de justesse une énorme couleuvre grise
qui traverse le sentier du potager, 20m derrière
le bungalow. Grosse adrénaline car le
serpent passe devant lui aux pieds de Jeanne. Chance qu'il n'est pas
été agressif et venimeux. Apparemment il
faut rester éveillé
à ce genre de rencontre normale dans le
pays, autant en ville qu'à la campagne. On
est juste perché,
posé et on s'offre du soin pour le corps
et le mental.