dimanche 28 décembre 2014

We wish you a Merry Christmas!

Joyeux Noël à tous.



Nous avons fait une paisible fête franco balinaise avec Madeline, Nathanaël Lilouanne et Tao qui se sont joints à nous. Santa Claus descend des arbres ici et Jeanne aime danser.





 




Ce 25 décembre fut caniculaire au bord de la piscine en bonne compagnie. Mathieu termine cette journée en chassant la grenouille avec un seau de fromage blanc et une frontale, 6 crapauds nous tambourinaient dans les oreilles en pleine nuit, impossible de trouver son sommeil. Cette operation avant le coucher va devenir un rituel en période de pluie.

lundi 22 décembre 2014

Ambiance veille de Noël

Le temps s'écoule, l'envie de rester simplement sur Ubud pour approfondir les rencontres et visites des environs. Ambiance douce du Swasti Cottages, temps de jeux avec d'autres enfants, baignade pour Jeanne qui retrouve droit à la piscine après 2 jours de fièvre pour coup de chaleur. Sourires, calme et bienveillance des balinais.
 
 
 
Retrouvailles et bons moments partagés avec Nathanael, Madeline Tao et Lilouanne (NaMaLiTa) rencontrés sur une marche à Wanaka. Nous nous recroiserons peut-être en Thaïlande ou en Savoie.
 
 
 
Ballades en scooter avec plus d'assurance, toujours aussi plaisantes et plus loin dans les vallées. Le 125 cm3 nous emmène de partout avec la clim naturelle. Seul bémol, la pollution d'échappements en ville.

 
 
 
 

Doudou singe

Monkey Forest, chemin quotidien
 


mardi 16 décembre 2014

Ubud – Bali (Indonésie)

Jeudi 11 décembre, journée avion Marathon

13ºC dans notre petite cabine de camping. On a rendu notre maison qui roule avec émotions, il est 5h du matin au réveil de Christchurch. Les dernières 48h ont été comme prévu chargées dans le paquetage. Mathieu rêve de valises que nous n'avons pas ayant fait le choix de voyager en vélo. Tout est minutieusement stocké dans des sacs, ficelé, démontage du vélo de Jeanne. On part pour l'Asie avec 13kg supplémentaires n'ayant pas réussi à renvoyer en France nos souvenirs et livres dont nous n'avons plus besoin. Surpris des services postaux Néo-Zélandais aux prix très élevés.

Le taxi attend, il pleut dans un air glacé. Nous voilà errant dans l'aéroport pour trouver comment enregistrer nos affaires. On cherche de l'aide car tout est semi automatisé. Finalement on embarque quasi immédiatement alors que nous avions pris 2h d'avance. Le vol transit par Brisbanne. 4H et un peu de retard, on court encore dans l'aéroport pour vider nos sacs au nouveau contrôle et refermer les sacs, renfiler les ceintures, rattraper Jeanne qui part dans l'autre sens en nous regardant avec un petit sourire. En fait après un long détour, nous reprendrons l'avion garé à côté du notre. Au pas de course 'final call'. Le billet Virgin Australia nous réserve quelques surprises. On s'est fait chouchouté par KLM puis Aircalin, on retrouve l'ambiance low-cost. Le style New Zealand propose une vidéo remake du hobbit pour le passage d'informations par les hôtesses, rigolo et sympa pour le coup; mais gargouillis dans le ventre car on n'a pas de casse croûte... Le survol de l'Australie jusqu'à Bali offre 6h longuent pour nous trois. Jeanne aime bouger mais le 737 est bondé et son mono couloir étriqué. On jongle entre des hôtesses qui nous stressent de changer les couches dans le seul toilette dispo et des moments coloriage. Mais Jeanne est très sympa et les hôtesses grimaceront quand gentillement on leur apporte deux petits paquets de caca... Affamé, nous bénissons le casse croûte qui nous arrive tout doucement du bout de l'allée. 5H de décalage sur le fuseau horaire. Plus à l'ouest, notre organisme découvre la chaleur moite de Bali. Il est 14h25 locale. Un taxi nous récupère, il nous faut une heure pour constater qu'un de nos bagages est resté au transit ou en vol quelque part dans les airs. C'est le paquet de 13kg souvenir, décidément... Mais il était ficelé au lit de Jeanne, moins drôle! Casse pas la tête, on est HS de toute manière, on verra bien pour les jours à venir, l'assurance compensera si besoin et la guesthouse où nous allons aura la gentillesse de nous mettre à disposition un beau lit à barreaux que Jeanne adopte direct. Mademoiselle n'a pas voulu dormir aujourd'hui. Donc depuis 12h ses petits yeux et son cerveau tourniquottent. Iketut nous conduit de Denpasar à Ubud. Très gentil, il nous donne plein d'explications sur le coin. On s'excuse de notre fatigue car on n'a pas l'énergie de répondre. La puce écrase dans les bras de maman. Nous on commate simplement, retrouvant une ambiance à l'Amérique du Sud dans des rues effervescentes. Des motos et scooters partout, magasins de rue, pas de trottoirs, circulation complexe. De la fenêtre défile les échoppes. Beaucoup d'artisanat. Ile hindouiste où l'art prend une place importante.

Apa Kabar?

On souhaite trouver ici un temps de repos après ces 5 mois de vie et l'on espérait pas si bien tomber. Abrités dans un jardin tropical, le cadre du Swasti Cottages est déconnectant, un vrai havre de paix. On mange de bons repas bio avec les produits du jardin. Grenouilles, poules et chèvres bercent nos dodos à 28ºC. Ce nouveau rythme nous permet de retrouver le plaisir des rencontres.

 
 
 
 

Une piscine par cette chaleur c'est juste l'indispensable pour Jeanne et même Mathieu qui ne veut plus en sortir. Tournicottes libellules, lézards, écureuils, papillons. A trois sur un scooter 'moto' on bouge aux alentours. Esquive d'une urine de singe et l'on se balade en ville dans une circulation grouillante et la moiteure polluée indonésiennes. Une sorte de chaos après l'ordre Neo-Zelandais, où règne une logique locale et bien tropicale.
 

 
Pluies orageuses et rafraîchissantes les après-midi. C'est aussi la guerre aux moustiques, une trentainte de piqûres dans le dos d'Audrey pour ces deux premiers jours. On s'adapte, on teste un peu tous les trucs anti-moustiques du coin. Mise en garde d'arrivée, Mathieu évite de justesse une énorme couleuvre grise qui traverse le sentier du potager, 20m derrière le bungalow. Grosse adrénaline car le serpent passe devant lui aux pieds de Jeanne. Chance qu'il n'est pas été agressif et venimeux. Apparemment il faut rester éveillé à ce genre de rencontre normale dans le pays, autant en ville qu'à la campagne. On est juste perché, posé et on s'offre du soin pour le corps et le mental.
 

 


 

mardi 9 décembre 2014

Bye bye New-Zealand

Depuis Lifou nous décidions ce long stop en Nouvelle-Zélande optant pour le Van avec notre pitchoune. 2 mois et demi dans ces paysages si photogéniques et vierges.

Ce que l'on retient: les ciels du Pacifique, couleurs, vent et nuages... Le pays des gros oiseaux et les moutons de partout, tout comme les aires de jeux. Le plaisir de manger après la Calédonie, viande d'agneau, confitures, soirées crêpes, crumble, chocolat! La froideur des nuits et les quantités d'eau en côte Ouest. Jeanne qui découvre la parole, le vélo, la marche à pied. Les plans 'sieste' dans les parcs nationaux ou sur les parkings de centres commerciaux. Les clôtures de propriétés privées de partout barrant l'accès à des coins superbes. Le confort des campings tip-top. Faire la classe à Méline et Ewen partageant un bout de chemin avec la famille Jouan.

Pour digérer le long retour, on se pose en Indonésie à Bali jeudi prochain. On va donc y passer Noël en pleine saison touristique, un peu craintif. On verra sur place pour s'organiser, évitant le Sud de l'île, mais l'on s'attend à une pause 'vacances' dans le voyage, ça fait bizarre dit comme cela. Par la suite, également 30 jours Visa tourisme en Thaïlande où l'on se projette dans le nord 'Chiang Mai' pour de la sérénité proche des montagnes. Après une culture indouiste, ce sera une culture boudhiste, découvertes pour nous.

Voilà que depuis peu nous avons le billet du retour pour Lyon: 'mon précieux'. Songeurs quand à la suite de ce voyage. Bons préparatifs de Noël dans les coeurs.

'Le Seigneur te gardera au départ et au retour, maintenant et toujours (ps.121-8)'


dimanche 7 décembre 2014

Bientôt 5 mois de voyage, mais pourquoi partir?

Ce voyage coule et s'écoule. Le plus difficile a été de décider le départ. Autour de nous, les projections, les peurs et interrogations se traduisent souvent en jugements, interprétations, bons conseils... que l'on entend mais dont il nous faut faire une juste part pour garder à flot notre projet.

Petits extraits: 'Vous avez pensé à Jeanne ? Vous êtes riches, plein aux As. Où avez-vous mis vos meubles? Vous avez une mutation!'
 
Quel prix pour le temps de vivre? Cette aventure humaine nous semble pourtant accessible. Ce n’est pas une question de compte en banque, mais de volonté et de temps. Voyager est un état d’esprit et non pas un tour de 7 mois. La vie est le véritable voyage et comme la famille Fouquier l'a fait, le voyage peut débuter au pas de sa porte. En lien le diaporama de leur aventure.
De leur côté, nos parents sont envahis avec tout un bazar stocké.


Quand à Jeanne, elle est épanouie. On s'impose son rythme et ses limites et elle nous a au quotidien.
Pour la mutation, on se mute nous même, certain du résultat de ce énième mouvement, mais sans traitement de salaire ni sécurité sociale.
 
Sortir du cadre nous a demandé de l'énergie pour se libérer du quotidien. Ces dernières années, on sent glisser doucement l'esprit créatif, la liberté d'entreprendre, la confiance en soi, vers une sorte de pessimisme ambiant, d'incertitudes et des peurs de l'inconnu, de l'erreur, des risques ?

Vacances de Pâques 2014, repos à Port de la Selva. Prenant trop à cœur son travail, Audrey est en colère à cause de dysfonctionnements professionnels nuisibles aux enfants. On est aussi en saturation des contraintes du logement sur le Pays de Gex que l'on affectionne pourtant beaucoup. Nous avons des soucis dans nos familles et cela nous attriste et nous questionne. On se bat pour tellement de choses dans la vie, par le voyage on décide de faire une trêve. En croisant d'autres voyageurs, on sent un monde qui s’ouvre. Là, tombent les rangs sociaux, les préjugés, et on utilise cet outil magique qu'est la communication. Merci encore aux kanaks par leur exemple.
 

Pour ceux qui nous connaissent, on a la bougeotte. De nombreuses années que nous murissons cette idée de partir. Mille et une raisons nous lestent: réussir ses études, dans son travail, en famille, la santé, une vie à 2 puis à plus que 2. On remet à plus tard car ce n’est pas le bon moment.
On se refuse à poursuivre un rêve car les choix de vies effectuées ne le permettent soi-disant plus.



Et l'on se dit ce matin: “pourquoi on part pas tout simplement?” Nous avons la chance de pouvoir prendre un congé sabbatique pour du temps en famille. On pourrait s'imaginer que c'est encore plus compliqué avec un enfant. Et bien on y va! Le chemin du voyage s'ouvre à ce moment. Pourquoi encore le repousser? Allons voir ailleurs et prendre un bol d'air frais pour comprendre ce quotidien, exister et se rendre disponible aux rencontres. On voyage pour nous, suivant notre cœur, non pour être meilleur car on n'a rien à prouver. On ne fuit pas le monde mais on part à sa rencontre, vivant simplement en famille mais dans un contexte hors de l'ordinaire. Et finalement, c’est dans ce projet égoïste que l’expérience nous amène à devenir plus altruiste.
 

Le problème c'est que le départ on le décide pour juillet, dans 2 mois, short. Mais nous l'avons si longuement imaginé et repensé avec mille options que doucement tout se met en place avec l'aide des proches. Destinations, le choix le plus anxiogène chez la famille : billet allez simple pour la Calédonie (insufflé par Philou et Julie) avec le souhait de durer dans les terres rencontrées, se laissant le temps de l'imprégnation. Choix des moyens de transports, si possible propices aux rencontres, le vélo et l'auto-stop pour les îles Loyautés qui offrent la taille idéale.


jeudi 4 décembre 2014

Retour sur un de nos coups de coeur

Deuxième passage à la bibliothèque de Geraldine. Nous sommes le 1er décembre, envie de chanter Noël, on emprunte un CD et quelques livres pour la route des prochains jours.
 

Le soleil se couche, la lune, les montagnes se colorent en rose orangé. Nous sommes posés au Mont Cook et encore chanceux d'avoir vécu une journée magnifique. La nature nous gâte.

Mathieu, fatigué, me confiait qu'il souhaiterait randonner une dernière fois au coeur de ces glaciers. Mais, il faudrait une météo ainsi qu'un bulletin avalanche favorables, de l'équipement, et sans doute un compagnon de montagne avec un peu d'expérience, autant dire pas gagné d'avance. Merci la providence! Hier soir, nous dînions tranquilement et nous rencontrons Franz, médecin des dolomites, passionné de montagne. Il souhaite aussi faire la rando que Mathieu a projetée: Muller Hut et Mt Olivier. Cadeau.
 
 

Le printemps est exceptionnellement enneigé. Après avoir loué chaussures et guêtres, 'monter montagne papa'. Ma petite Jeanne a envie de marcher, nous irons jusqu'au Kea Point, marche en douceur entre filles.
 

lundi 1 décembre 2014

Soleil soleil, donne-nous du chaud, chauffe-nous le dos, fais-nous ce cadeau!

Peninsule de Banks – 25 au 30 novembre

 

 
Akaora, des airs de côte d'azur française dans les monts du Cantal. Hum, le parfum des roses et des pins en bord d'océan, des maisons coquettes et jardins fleuris. Jeanne retrouve le plaisir de patauger dans l'eau et gratter le sable, courir sur la plage, ramasser les coquillages... On aperçoit un 'hector' dauphin. Beaucoup d'oiseaux de mer.
 
 
 

Pour nous, ce voyage c'est le temps de prendre le temps, c'est pour cela que nous avons fait le choix de durer dans nos pays d'accueil pour ressentir.
 
 
 
 
 

vendredi 28 novembre 2014

Transalpine

Le vent nous suit. Au bout du champ du camping, l'océan avec un fond parsemé de roches volcaniques. Sur cette jetée se tient alignées des barres de cabanes à bateaux. Leurs portails colorés sont enflammés par le soleil couchant. Nous voilà de nouveau sur la côte Est, repos dans la péninsule de Banks, pays d'histoire française : Akaroa.


La 'lune'... Jeanne a de petits yeux neufs réactifs aux détails environnants. Le confort de cette vie en Van solitaire, enchaînant de grandes distances dans ces immenses paysages sauvages diffère fortement des intenses moments partagés aux îles Loyautés avec tous ces habitants à qui l'on repense si souvent. Souvenir de ces bains de Jeanne dans les casseroles de Suzanne à Maré, chauffant l'eau au feu de bois entre deux averses de pluie. Un peu de musique pour humer tout cela. MUSIQUE à venir

Ici pour nous, la côte Ouest est un périple bien mouillé. Après ces 24h d'attente au camping de Fox Glacier, on profite d'une micro percée dans le plafond nuageux pour apercevoir les sommets enneigés si proches mais tout se rebouche rapidement. Coincer entre le Mt Cook à plus de 3700m et l'océan sur une bande de forêt humide large de 25km, nous ne verrons pas ce panorama exceptionnel. Décidons de continuer le chemin au Nord pour faire la Transalpine par Arthur Pass, une fenêtre météo y est annoncée et l'envie de retrouver du soleil pour synthétiser un peu d'enzymes de chaleur... Longues étapes, donc on met les voiles.




Sur cette remontée depuis les Fiordlands, sympa de recroiser à plusieurs reprises des rencontres de voyage, exemple de ce couple de cyclorandonneurs punks qui roulent dans le monde depuis 2ans et demi. Jeanne aussi roule en BikePunks!




Grisaille, cols, vallées envahies par des lits de torrents sauvages. Les bardages des fermes pourrissent d'humidité. Sur cette côte Ouest, on a plaisir de rencontrer les oiseaux emblématiques de la culture Maorie, tel le takahe, le Weka, le pigeon NZ, le blue duck, des oies, ou encore ces canards bigarres qui voyagent en couple pour toute une vie. Et toujours autant de moutons, par n'importe quel climat. 10 sheeps par habitant, avec une densité de population 12 fois moindre qu'en France en moyenne alors qu'en fait ¾ des habitants sont sur Auckland dans l'île du Nord.

 

Ravitaillement diesel en brousse, le prix fait mal... On approvisionne le camion en nourriture et essence à Greymouth, coeur minier historique et ouvrier de cette côte ouest. On ressent une présence Maorie dans ce secteur mais toujours très discrète. Relations complexes entre une société moderne et un peuple aux racines anciennes et culturellement lointaines vite stygmatisé.

 

 

A Ross, les mines d'or à ciel ouvert impressionnent. Problème toutefois de taille face aux quantités d'eau déversée par les pluies incessantes sur la région: il faut pomper!



 
On dormira au Jackson Retreat, camping super agréable et tranquille après les foules touristiques à nous faire fuire de la côte Ouest. On contourne le lac Bruner, longeant la voie ferrée Est-Ouest qui empreinte ce col de passage chargé d'histoire. Notre virée n'est pas aussi téméraire que les traversées en diligence pas si anciennes que cela.
 
 
 
Cette route sera la plus dangereuse que nous ayons parcourue, avec un fort trafique de camions lancés à toute allure dans de longues côtes aux virages sans barrière de protection. La sieste de Jeanne nous offre un temps de paix dans une de ces immenses vallées alpines. Seuls au bout d'une 'gravel road' de quelques km.
 
 

 
 
 
 

Castle Hill, plaque calcaire soulevée et modelée dans un paysage de fou. Des grimpeurs de blocs et une lumière du soir qui illumine ce site pour une balade vélo, grimpe, cache-cache.

Chance de trouver un camping municipal sur le bord de la route pour offrir la nuit de repos que Jeanne attend, signe distinctif: elle danse le 'Wetr' de Lifou!