mardi 16 décembre 2014

Ubud – Bali (Indonésie)

Jeudi 11 décembre, journée avion Marathon

13ºC dans notre petite cabine de camping. On a rendu notre maison qui roule avec émotions, il est 5h du matin au réveil de Christchurch. Les dernières 48h ont été comme prévu chargées dans le paquetage. Mathieu rêve de valises que nous n'avons pas ayant fait le choix de voyager en vélo. Tout est minutieusement stocké dans des sacs, ficelé, démontage du vélo de Jeanne. On part pour l'Asie avec 13kg supplémentaires n'ayant pas réussi à renvoyer en France nos souvenirs et livres dont nous n'avons plus besoin. Surpris des services postaux Néo-Zélandais aux prix très élevés.

Le taxi attend, il pleut dans un air glacé. Nous voilà errant dans l'aéroport pour trouver comment enregistrer nos affaires. On cherche de l'aide car tout est semi automatisé. Finalement on embarque quasi immédiatement alors que nous avions pris 2h d'avance. Le vol transit par Brisbanne. 4H et un peu de retard, on court encore dans l'aéroport pour vider nos sacs au nouveau contrôle et refermer les sacs, renfiler les ceintures, rattraper Jeanne qui part dans l'autre sens en nous regardant avec un petit sourire. En fait après un long détour, nous reprendrons l'avion garé à côté du notre. Au pas de course 'final call'. Le billet Virgin Australia nous réserve quelques surprises. On s'est fait chouchouté par KLM puis Aircalin, on retrouve l'ambiance low-cost. Le style New Zealand propose une vidéo remake du hobbit pour le passage d'informations par les hôtesses, rigolo et sympa pour le coup; mais gargouillis dans le ventre car on n'a pas de casse croûte... Le survol de l'Australie jusqu'à Bali offre 6h longuent pour nous trois. Jeanne aime bouger mais le 737 est bondé et son mono couloir étriqué. On jongle entre des hôtesses qui nous stressent de changer les couches dans le seul toilette dispo et des moments coloriage. Mais Jeanne est très sympa et les hôtesses grimaceront quand gentillement on leur apporte deux petits paquets de caca... Affamé, nous bénissons le casse croûte qui nous arrive tout doucement du bout de l'allée. 5H de décalage sur le fuseau horaire. Plus à l'ouest, notre organisme découvre la chaleur moite de Bali. Il est 14h25 locale. Un taxi nous récupère, il nous faut une heure pour constater qu'un de nos bagages est resté au transit ou en vol quelque part dans les airs. C'est le paquet de 13kg souvenir, décidément... Mais il était ficelé au lit de Jeanne, moins drôle! Casse pas la tête, on est HS de toute manière, on verra bien pour les jours à venir, l'assurance compensera si besoin et la guesthouse où nous allons aura la gentillesse de nous mettre à disposition un beau lit à barreaux que Jeanne adopte direct. Mademoiselle n'a pas voulu dormir aujourd'hui. Donc depuis 12h ses petits yeux et son cerveau tourniquottent. Iketut nous conduit de Denpasar à Ubud. Très gentil, il nous donne plein d'explications sur le coin. On s'excuse de notre fatigue car on n'a pas l'énergie de répondre. La puce écrase dans les bras de maman. Nous on commate simplement, retrouvant une ambiance à l'Amérique du Sud dans des rues effervescentes. Des motos et scooters partout, magasins de rue, pas de trottoirs, circulation complexe. De la fenêtre défile les échoppes. Beaucoup d'artisanat. Ile hindouiste où l'art prend une place importante.

Apa Kabar?

On souhaite trouver ici un temps de repos après ces 5 mois de vie et l'on espérait pas si bien tomber. Abrités dans un jardin tropical, le cadre du Swasti Cottages est déconnectant, un vrai havre de paix. On mange de bons repas bio avec les produits du jardin. Grenouilles, poules et chèvres bercent nos dodos à 28ºC. Ce nouveau rythme nous permet de retrouver le plaisir des rencontres.

 
 
 
 

Une piscine par cette chaleur c'est juste l'indispensable pour Jeanne et même Mathieu qui ne veut plus en sortir. Tournicottes libellules, lézards, écureuils, papillons. A trois sur un scooter 'moto' on bouge aux alentours. Esquive d'une urine de singe et l'on se balade en ville dans une circulation grouillante et la moiteure polluée indonésiennes. Une sorte de chaos après l'ordre Neo-Zelandais, où règne une logique locale et bien tropicale.
 

 
Pluies orageuses et rafraîchissantes les après-midi. C'est aussi la guerre aux moustiques, une trentainte de piqûres dans le dos d'Audrey pour ces deux premiers jours. On s'adapte, on teste un peu tous les trucs anti-moustiques du coin. Mise en garde d'arrivée, Mathieu évite de justesse une énorme couleuvre grise qui traverse le sentier du potager, 20m derrière le bungalow. Grosse adrénaline car le serpent passe devant lui aux pieds de Jeanne. Chance qu'il n'est pas été agressif et venimeux. Apparemment il faut rester éveillé à ce genre de rencontre normale dans le pays, autant en ville qu'à la campagne. On est juste perché, posé et on s'offre du soin pour le corps et le mental.
 

 


 

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