Petits
extraits: 'Vous avez pensé
à Jeanne ? Vous
êtes
riches, plein
aux As. Où
avez-vous mis vos
meubles? Vous avez une mutation!'
Quand à Jeanne, elle est épanouie. On s'impose son rythme et ses limites et elle nous a au quotidien.
Pour la mutation, on se mute nous même, certain du résultat de ce énième mouvement, mais sans traitement de salaire ni sécurité sociale.
Sortir
du cadre nous a demandé de
l'énergie
pour
se libérer
du quotidien.
Ces dernières
années, on sent
glisser doucement l'esprit
créatif,
la liberté
d'entreprendre,
la confiance
en soi, vers une
sorte de pessimisme ambiant, d'incertitudes et des peurs de
l'inconnu, de l'erreur, des risques ?
Vacances
de Pâques 2014, repos à Port de la Selva.
Prenant trop à cœur son travail,
Audrey est en colère à cause de
dysfonctionnements professionnels nuisibles
aux enfants. On est aussi en saturation des contraintes du
logement sur le Pays de Gex que l'on affectionne pourtant beaucoup.
Nous avons des soucis dans nos familles et
cela nous attriste et nous questionne.
On se bat pour tellement de choses dans la vie, par le voyage
on décide de faire une trêve. En croisant d'autres voyageurs, on
sent un monde qui s’ouvre. Là, tombent
les rangs sociaux, les préjugés, et on utilise cet outil magique
qu'est la communication. Merci encore aux
kanaks par leur exemple.
Pour ceux qui nous connaissent, on a la bougeotte. De nombreuses années que nous murissons cette idée de partir. Mille et une raisons nous lestent: réussir ses études, dans son travail, en famille, la santé, une vie à 2 puis à plus que 2. On remet à plus tard car ce n’est pas le bon moment.
On se refuse à poursuivre un rêve car les choix de vies effectuées ne le permettent soi-disant plus.
Et l'on se dit ce matin: “pourquoi on part pas tout simplement?” Nous avons la chance de pouvoir prendre un congé sabbatique pour du temps en famille. On pourrait s'imaginer que c'est encore plus compliqué avec un enfant. Et bien on y va! Le chemin du voyage s'ouvre à ce moment. Pourquoi encore le repousser? Allons voir ailleurs et prendre un bol d'air frais pour comprendre ce quotidien, exister et se rendre disponible aux rencontres. On voyage pour nous, suivant notre cœur, non pour être meilleur car on n'a rien à prouver. On ne fuit pas le monde mais on part à sa rencontre, vivant simplement en famille mais dans un contexte hors de l'ordinaire. Et finalement, c’est dans ce projet égoïste que l’expérience nous amène à devenir plus altruiste.
Le problème c'est que le départ on le décide pour juillet, dans 2 mois, short. Mais nous l'avons si longuement imaginé et repensé avec mille options que doucement tout se met en place avec l'aide des proches. Destinations, le choix le plus anxiogène chez la famille : billet allez simple pour la Calédonie (insufflé par Philou et Julie) avec le souhait de durer dans les terres rencontrées, se laissant le temps de l'imprégnation. Choix des moyens de transports, si possible propices aux rencontres, le vélo et l'auto-stop pour les îles Loyautés qui offrent la taille idéale.

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