A défaut de notre 'Salut, ça va? Oui' (question fermée). Pourquoi pas un 'comment tu te sens?' offrant à exprimer un sentiment au delà d'une convention de politesse.
La philosophie kanak nous a offert de se sentir exister par l'autre, et que c'est bon de vivre! Je remercie Dieu et repense à cet endroit chaque journée. Puisse t-il se préserver pour de longues années. Tu me reconnais donc je suis, simples échanges dans une profonde chaleur humaine. Le 'casse pas la tête' et la non efficience donnant à apprécier l'instant présent dans tout ce qui nous est offert. Coutume, comment s'appelle ta femme, ta fille? Où vas-tu? Les présentations sont la base de la relation, simples et directes.
A 32 ans, j'y ai compris la place magnifique du silence dans le dialogue et tout simplement à arrêter de penser.
Posés à Bali nous permet de se recentrer sur nos habitudes. Questionnement... On retrouve ici cette vie communautaire en familles élargies, avec des rites propres. Les relations sont plus rondes, plus touristiques et plus douces ou moins viriles (moins tribales), à l'image de leur religion hindouiste. Le sourire offert est remercié
par un autre, ici l'énergie partagée est religieuse. Leur vie est équilibre d'Homme, partagé entre encensement de leurs divinités et apaisement de leurs démons.
Merci à Jean-Pierre, Sandra, Momo, Putu, les I-Ketuts, Marthe, Gaël, Vincent, Alex, Jenny, Martin, Anouk, Puma, Suzanne, Susi, Prima, Komang, Nick, Lucie, Jade, Sky, Kadek, Marfel, Made, Fabian, Retna, Lena, Lilou... et toutes les personnes qui ont égrainé notre chemin de vie à Ubud.
Méditation de fin de voyage, pour croître en espérance dans le monde:
'Cultiver la GRATITUDE, ici, là et maintenant dans toutes circonstances'
Ou plutôt, s'émerveiller et remercier des choses réelles qui abondent et remplissent notre quotidien. Pourquoi les oublier pour mes projections et le temps que je passe à craindre, anticiper ou calculer mes lendemains, avec les émotions, le stress et parfois l'angoisse de mon impuissance.
Conditionnés par mes objectifs des 'il faut' ou 'je dois', je m'arrête pour apprécier la beauté de la nature (pensée à Odette et Walter de Lifou) ainsi que le positif de chaque acquis sur mon chemin parcouru. Comme tout bon marcheur le redécouvre, l'important est ce chemin, non le but. Les soucis sont toujours là, certaines peurs aussi, mais pendant quelques instants, être reconnaissant. Cela avantage la qualité à la quantité et la relation aux personnes. Petite philosophie pour réfléchir nos relations aux autres 'les 4 accords Toltèques' bonne curiosité...




